Exposition “Histoire de notre quartier”

Ci-dessous sont présentés les panneaux exposés lors de notre fête de quartier du 26 juin 2019.

( En cliquant sur chaque photo, vous accéderez à une version plus détaillée, dans une nouvelle fenêtre,  au format pdf )




























Ce quartier des Fenouillères…

Ce quartier des Fenouillères, si calme, si paisible, n’était à l’époque des années 1950/1960 que des prés à l’arrosage et des champs jusqu’au bord de l’Arc.

Si l’on prend un trajet pour expliquer un peu les événements qui se sont produits depuis quelques années :

En montant la rue Paul Guigou au départ à droite se trouvait une grande bâtisse, une  ferme avec une grande cour entourée de prés et de champs. Celle-ci a été remplacée par le bâtiment de l’Institut Universitaire de Technologie au cours de l’année 1965.

En continuant la rue Paul Guigou jusqu’au bout, le long de la voie du chemin de fer, et à l’intersection avec le chemin du Moulin de Testas, il y avait un passage à niveau libre pour toute circulation, et, par la suite un gardien qui habitait la maison qui existe encore.
Ce passage très important, permettait l’accès rapide pour rejoindre le centre- ville. Il a été fermé complètement et remplacé par un passage souterrain pour piétons.

En prenant le chemin du Moulin de Testas, tout de suite à droite en contrebas existait un terrain en terre battue, un stade de  moto-ball qui a été remplacé par les bâtiments énormes des Facultés.

Sur la gauche du chemin en montant, existait sur la butte, un vestige de Tour en pierres, démolie en partie, libre d’accès à l’intérieur par une ouverture existante. Elle laissait penser être, peut-être un ancien moulin. Il a été construit à sa place une grande maison.

Plus loin, toujours sur la gauche se situe encore une grande bâtisse, une ancienne ferme agricole avec fenil, grangeétable à vaches, garage , qui existe toujours mais transformée en logements pour habitations.

Toujours sur la gauche en descendant le chemin se trouvait aussi une grande maison de caractère avec un grand jardin, et en dessous de laquelle existaient une maisonnette, une écurie, un atelier (pour réparer le matériel agricole de la ferme), une grande esplanade pour fouler le blé, un jardin potager et des arbres fruitiers .Tous ces bâtiments et espaces ont disparu après 3 années de procédure avec l’Etat, pour y implanter le bâtiment des Archives d’Outre-Mer à partir des années 1963.
En contrebas encore, sur les prairies a été construit dans les années 1964/1965 le restaurant Universitaire .

Toujours plus bas au croisement du chemin du moulin de Testas et Avenue Schumann, à droite se trouvait une propriété agricole
au milieu des prés et champs remplacée par un parking de l’Université.

Concernant le terrain du Marignan :
A l’emplacement des bâtiments A et B se trouvait un champ de vignes avec une rangée d’amandiers et d’arbres fruitiers.
A l’emplacement du Bt D se trouvaient une porcherie et un poulailler.
A l’emplacement des Bt CEF était un grand champ de blé.
A l’emplacement du Bt marron (hangar) en bordure de l’avenue Gaston Berger se situait une maison d’habitation avec un verger et deux énormes platanes centenaires déracines pour construire le Bt des étudiants et chercheurs. Entre temps cet espace a été un parking.

De l’autre côte de l’Avenue Gaston Berger se trouvaient à l’emplacement des immeubles « Lou Passeiroun » deux bassins de décantation de la ville, et à l’emplacement du stade Ruocco existaient le pesage des camions bennes des « ordures ménagères » de la ville et une maison de concierge.
Sans oublier la construction de cette grande ligne médiane qui a coupé en deux les prairies et les champs pour y voir naître un grand axe de circulation « L’autoroute A8 ».

Voilà un résumé succinct des souvenirs de notre quartier, de prairies immenses parsemées de petites marguerites sauvages, de violettes, de boutons d’or, de coquelicots, de mauve, de luzerne, etc, etc… et cela jusqu’au bord de l’Arc via le « Krypton »,
pour laisser la place au béton et au goudron !

Quel changement / Quel renouveau

(texte écrit par madame Michel)