
Une enquête publique* est en cours (jusqu’au 11 juin à 17h). Elle porte sur la modification, à Aix-en-Provence du « Périmètre Délimité des Abords » autour de monuments protégés. Jusqu’à présent, le calcul était basique, fixé avec un compas dans un rayon de 500 m. L’actualisation de cette réglementation semble une bonne chose, dans la mesure où elle n’obéit plus à un tracé mécanique mais à une réflexion ciblée sur la cohérence urbaine et architecturale autour du monument à protéger.
Cinq secteurs sont concernés,
– Le centre ancien
– Le Pavillon de Lenfant
– Le château de la Pioline
– L’oratoire de St Mitre
– L’Enclos Décormis
Nous nous sommes penchés sur la délimitation envisagée pour les abords de l’Enclos Décormis, bien connu dans notre quartier, rue de la Fourane.
N’est-il pas désolant de lire, dans la présentation de l’Enclos Décormis, que celui-ci bénéficie d’une « ambiance paisible d’un faubourg de la ville ? »
Pire, compte tenu de la date d’écriture de ce rapport, antérieure à la construction du complexe de la villa Bourguet, nous pouvons lire « En transition entre cet environnement routier (NDLR l’autoroute A8) et le caractère paisible du quartier, un parc privé à l’épais feuillage forme le tampon nécessaire à ce changement brutal. »
Le couteau est remué dans la plaie provoquée par ce conflit dans lequel nous avions dépensé tant d’énergie !

Nous vous présentons ci-dessous la contribution de notre CIQ à cette enquête publique. Notre principale remarque est notre interrogation quant au bien fondé de l’inclusion de l’ensemble immobilier du 2 rue de la Fourane, à l’intérieur d’un périmètre devant correspondre à une cohérence urbaine et architecturale.
À la lecture du document « Périmètre délimité des Abords, Immeuble Enclos dit des Décormis », nous pouvons lire [ Les éléments de l’analyse architecturale et urbaine … permettent de détourer un périmètre de protection autour du monument protégé limité à ses abords immédiats comme «ensemble cohérent». ( page 11) ]
La date de cette analyse (novembre 2017) est antérieure à la construction du complexe immobilier du 2 rue de la Fourane.
Cette édification a entraîné une réduction drastique des espaces verts jusqu’alors présents [ un parc privé à l’épais feuillage forme le tampon nécessaire à ce changement brutal (page 8) ]
Aujourd’hui encore, nous nous interrogeons sur les critères qui ont permis à monsieur l’Architecte des Bâtiments de France de délivrer l’autorisation de supprimer ces espaces verts.
En tout état de cause, peut-on encore affirmer que l’intégration de ces bâtiments participe à la cohésion de l’ensemble patrimonial qui doit être préservé ? Il nous semblerait judicieux de revoir le périmètre de protection afin d’y effectuer cette modification.
* Liens :
Page de l’enquête publique sur le site de la préfecture des Bouches-du-Rhône
Lien direct pour télécharger le dossier d’enquête
adresse mail pour les contributions : pref-ep-psmv-aixenprovence@bouches-du-rhone.gouv.fr
Une actualisation bienvenue, mais un goût amer, quand même