Masques en tissu ?

Face au Covid19, le port du masque de protection obligatoire pour tous ne fait toujours pas l’unanimité. En dehors de tout jugement sur l’efficacité de cette préconisation, il est certain que le masque à usage unique n’est pas une option très écologique. Alors ne serait-il pas préférable de privilégier les masques en tissu ?

Pour répondre à cette question, nous nous sommes basés sur les documents officiels à notre disposition à ce jour (voir sources en fin d’article).


Rappel des différents types de masques

  • Masques sanitaires

– Masques à usage médical (chirurgical) : dispositif médical répondant à la norme NF EN 14683; en évitant la projection de gouttelettes émises par le porteur du masque, cela limite la contamination de l’environnement extérieur et des autres personnes

– Masques de protection respiratoire FFP : équipement de protection individuel répondant à la norme NF EN 149 2001protège le porteur du masque contre l’inhalation de gouttelettes ; plusieurs niveaux de protection possibles

  • Masques anti-projection
    A noter : à usage non sanitaire, ils ne peuvent pas se substituer aux masques sanitaires normés

– Masques individuels à usage des professionnels en contact avec le public (policiers, gendarmes, hôtesses de caisse…)

– Masques de protection à visée collective pour protéger l’ensemble d’un groupe (contacts occasionnels dans le cadre professionnel)

– Masques “faits maison” non normés et non testés. Ces masques ne répondent pas aux standards de qualité attendus par les professionnels de santé. Ils ne sont pas , par conséquent, prévus pour une exposition à un risque biologique.


Focus sur les masques en tissu

Ces masques barrières sont destinés à des personnes saines ou asymptomatiques et n’étant pas en contact avec des personnes présentant des symptômes.
Son port est limité à une demi-journée. Il constitue “une barrière de protection contre une éventuelle pénétration du virus COVID-19 dans la zone bouche et nez de son utilisateur ou d’une personne se trouvant à proximité. Il a pour vocation de protéger cette zone contre tout contact avec les mains.

L’utilisation du masque barrière est envisagée par exemple pour une personne quittant son domicile pour se rendre sur le lieu d’exercice de l’activité professionnelle ou pour effectuer des achats de première nécessité dans des établissements autorisés. Ce dispositif peut contribuer à la protection de l’ensemble d’un groupe portant ce masque barrière.”(1)

La mise en place et le retrait du masque sont soumis à une procédure particulière.

Clic pour accéder au site Francetvinfo “ce qu’il faut faire-ne pas faire-avec votre masque”

Généralement constitués de plusieurs couches de tissu (souvent du coton), il est possible de les fabriquer (modèle à plis) selon des patrons proposés par l’AFNOR :

Clic pour accéder au document

Clic pour accéder au document

Des tutoriels sont également disponibles sur internet :

l’Atelier des Gourdes

Cassie Mini

Le Journal des Femmes


“Les Couturiers solidaires du sud”

Ce collectif, né le 17 mars 2020, regroupe plus de 600 bénévoles, couturiers amateurs et professionnels qui se sont lancés dans la production de masques en tissu conformes à la norme catégorie 1 (masques anti-projection). Une collecte de fonds a permis l’achat de matière première aux normes.

Si vous désirez participer à cet élan solidaire, vous pouvez proposer votre aide au collectif, si vous êtes couturier.e, si vous avez de la matière première ou si vous disposez d’un atelier.

Clic pour accéder au site des Couturiers solidaires du Sud

Selon la formule consacrée : prenez soin de vous (et des autres) !


Sources:

(1) Guide de précautions minimales d’utilisation d’un masque barrière
(2) Communiqué de presse du gouvernement – 31 mars
(3) Foire Aux Questions sur les différents types de masques
(4) Note d’information : masques à usage non sanitaire
(5) Comparatif des matières pour les masques à usage non sanitaire